jeudi 18 juillet 2019

Le coup du cavalier ou les municipales nazairiennes

Hier le propos portait sur quelques forces en présence et sur l'analyse d'un document se voulant citoyen.

Andrea Camilleri, l'auteur sicilien avec beaucoup de panache et d'humour, dont nous avons appris le décès, avait décrit dans son œuvre, avec malice, nombre de coups tordus, de fausses pistes, de dissimulations et de ruses.
Cela pourrait facilement s'appliquer à nos édiles PS, qu'il fut Batteux ou qu'il soit Samzun.

En 2008, une liste citoyenne, "Label Gauche", créa la sensation avec 18% des suffrages et 4 élus devançant l'UMP.

Le PC et le PS  accoquinés aux verts firent tout leur possible pour démolir les élus de cette liste pour faire taire cette expression citoyenne. Des citoyens qui s'expriment, oui à condition de les contrôler et qu'ils acquiescent, avec moult pédagogie et sans sourciller, les projets des élus. 

Avant les élections de 2014, afin de casser toute dynamique citoyenne, la majorité municipale montât  alors un leurre dans lequel s’engouffrèrent et s'empêtrèrent deux papys  "Label gauche" avides de reconnaissance de leur savoir qu'ils pensaient immense, incontestable et sans critique.

Voyons qui fût à l'origine de ce plan d’enfumage. 

Il existe une association à Saint-Nazaire qui s'appelle ADDRN son conseil d'administration est le suivant :
L’association est dirigée par un conseil d’administration présidé par le président de Saint-Nazaire Agglomération, M. David Samzun.
Le conseil d’administration trace les orientations de l’association. Il délibère notamment sur le budget, le rapport d’activités et le compte-rendu de la gestion financière qu’il présente à l’assemblée générale ordinaire.
Il prend les décisions nécessaires sur le rapport du directeur quant à la gestion financière de l’association et l’organisation de l’équipe pluridisciplinaire de travail.

Site de l'association http://addrn.fr/
Vous l'aurez deviné c'est une association directement dépendante de la mairie et du cabinet de maire.

Deux salariés de cette association en 2014 devrait retenir votre attention : Nicolas Terrassier qui en était le directeur et Martin Arnoult.

Donc en 2013, Nicolas Terrassier lance des assemblées informelles sur divers chantiers de réflexion en prétendant  faire un grand brainstorming populaire sur la ville de demain avec les citoyens. Grand raout dont il ne sort rien car l'objectif est de disperser les forces en débats stériles. 

Pour faire monter la mayonnaise et faire croire à une décision privée et non à un coup téléguidé Batteux feint de licencier Nicolas Terrassier. L'accord transactionnel lui permettra d'attendre sereinement les élections et de mener son projet destructeur à bout. Le PC et les verts joueront très bien le jeu, certains futurs élus participant longtemps à des réunions.  Tout bénéfice pour la majorité municipale qui se paiera sur le dos des contribuables un leurre bien utile.

Samzun, de son côté, arguera cet accord transactionnel pour profiter de Martin Arnoult pour sa campagne, en effet ce dernier partira de l'ADDRN en octobre 2013 avec un accord lui permettant d'attendre sereinement l’élection et son indemnité d'élu. Là encore les nazairiens financeront indirectement la campagne du PS.

En 2014, Nicolas Terrassier sera recasé juste après les élections comme directeur régional du développement économique Chambre Régionale de Métiers et d'Artisanat Auvergne-Rhône-Alpes

Notre presse aux ordres ne s'est jamais posée la question ou mieux a regardé ailleurs.

Et nous voilà en 2019.

 Hier nous évoquions le torchon de "demain Saint-Nazaire" distribué dans les boites aux lettres.

Faussement citoyen qui est dans le bureau de cette association :  
Le principal du collège Anita Conti, un chargé de mission rattaché au cabinet du maire qui s'amuse à compter les manifestants lors des manifs entre autre, un élu municipal et une responsable du PS départemental.  

En latin on dirait "bis repetitas placent" (Se dit d'une chose qui, plus elle est répétée, plus elle plaît.).

Donc cette association crée en 2011 nous dit-on, mais que l'on ressort au fil des nécessités, se dit citoyenne. Si vous faites un détour sur le site de l'ADDRN vous constaterez que nombre de réflexion sont issues de travaux réalisés par cette agence.

La question qui se pose est vraiment de savoir si l'ADDRN est au service des nazairiens ou au service de la majorité municipale et si les chargés de mission au contour flou ont vocation à servir des visées électoralistes. 

Du PS rien ne peut étonner, mais de voir comment le PC et les verts continuent de tourner autour pour des liquidités pose question sur les valeurs qui priment pour ces partis.

Il est grand tout de dégager tout ce monde là et de créer réellement les conditions d'une réelle prise en main de la chose publique par les citoyens quels qu'ils soient.

Malheureusement, à ce jour personne n'en a créé les conditions dans notre ville.

S'il pouvait y avoir un espoir avec les gilets jaunes, celui-ci a fortement déçu en refusant de s'approprier l'espace et en choisissant une visibilité bien éphémère, tout comme les dernières luttes syndicales avec des manifestations sporadiques maintenant l'illusion d'une victoire factice. 

En refusant de s'approprier les lieux de productions ou de vie comme lieux de résistance et surtout de construction d'un autre possible ensemble, ces deux mouvements que certains ont tentés d'opposer, n'étaient que la même face d'un ancien monde revendicatif face à une dictature montante et destructrice.

 Faire s'écrouler la société capitaliste en essayant de la casser et détruire ses symboles montre ses limites, la saper par la base en construisant de nouveaux échanges, de nouvelles formes de solidarités et de vie au plus près est un des enjeux de demain.

mercredi 17 juillet 2019

Ah que c’est beau la chasse aux municipales !!

Tout les prétendants à l'investiture municipale semblent, en ce début de campagne, s'intéresser au citoyen lambda.

Il y a quelque chose de tragi-comique là dedans, de pitoyable.

Pendant six ans, tous sont restés dans leur pantoufle à attendre ce moment sans rien faire, ni aide, ni débat réel là où il leur aurait fallu être si, un tant soit peu, ils avaient voulu écouter les doléances de leurs contemporains.

Qu'on en juge, chaque quartier, secteur de la ville connaît des problèmes liés à des politiques de la ville immatures, incohérentes que la municipalité passe par la force sans débats.

Non de nombreux endroits se sont montés des collectifs citoyens rassemblés autour d'un même objectif commun sans discrimination aucune. des creusets d'échanges, de solidarités effectives.

Et aucun de ceux qui se prétendent vouloir une véritable avancée citoyenne n'ont été présents.

Vont-ils raser gratis demain ?

Vont-ils venir écouter plus demain qu'hier ?

La politique est elle qu'incantatoire ?

En ce moment chacun y va de son refrain.

Décortiquons les pour notre plus grande joie.

Demain Saint-Nazaire

Hier c'est "demain Saint-Nazaire" qui distribuait un beau quadrichromie dans les boites aux lettres, merveille de démagogie et surtout un flot d'imbécilités "bobos".

Décortiquons de maelstrom "citoyen" ce brainstorming fleurant le marketing politique creux.

- premier corpus l'économie ouverte et l'industrie heureuse, la solution la communication, la communication et le travail forcé dans les filières choisies par le patronat, en résumé on fait pareil qu'avant avec juste un peu plus de pub. Le capitalisme même pas vert.

- Deuxième corpus : rien de nouveau à part un complément pour l'histoire syndicale (laquelle d'ailleurs ?)

- Troisième corpus : on va mettre des jeux partout, à ce propos relire la magnifique BD de Christin et Bilal "la ville qui n'existait pas", très enrichissant et moderne bien que datant des années 70.

- Quatrième corpus la ville accessible : promouvoir le covoiturage, ah ça c’est écologique c’est une bonne idée comme augmenter la fréquence des TER et puis patatras c'est démoli par l'accueil des bateaux de croisière qui, comme chacun sait, sont un modèle de pureté écologique. Rien sur la gratuité des bus, leur fréquence, la piètre qualité du réseau. Bravo les bobos.

Cinquième corpus : des saisons en ville, peut mieux faire avec de la réflexion mais c'est encore timide, trop timide.

- Sixième corpus balades urbaines, il est évident qu'en aménageant la ville et en y incluant l'art et la beauté touristique la vie des habitants en sera transformée. C’est la même réflexion que se font généralement ceux qui méconnaissent la sociologie de leur ville et ne réagissent qu'en fonction de ce qu'ils sont, pensant (pensent-ils vraiment ?) qu'il suffit de changer le contenant pour que le contenu change, à moins de vouloir le remplacer.

- Septième corpus : destination centre ville, carnaval, marché nocturne etc..., l'office de tourisme en marche ?

- Huitième corpus ville de passage et de brassage : jumelage, festival, visites, sorties... Rien de nouveau, ah si mettre en place un point d'accueil des travailleurs détachés; Diantre, pour leur expliquer le droit du travail ? Qu'ils se font voler sur leur logement par leur agence de placement et les vendeurs de sommeil ? Chiche !!!!

- Neuvième corpus "une pause en ville" : tourisme, détente, flânerie, bref rien de nouveau on reste toujours sur la forme jamais sur le fond.

- Dixième corpus "les pieds dans l'eau", ouf il y a un bassin de plaisance, ça c’est une avancée cruciale pour la ville, bassin qui selon les études les moins pessimistes sera HS par la montée des eaux en 2050 comme la place du commando et Villès-Martin. Parrainer un bateau pour la course au large, y'a rien de mieux à faire, non !!!

- Onzième corpus "la ville numérique" : accélérer l'installation de la fibre, comment alors que la convention est signée depuis de nombreuses années (Gigalis et Orange) ?

- Douzième corpus : Rien sur l'inclusion sur la ville partagée, Saint-Nazaire est une ville racisée, racialisée par SILENE, par le jeu des loyers dans l'habitat social de manière insidieuse. A ce jour personne, aucune liste, aucun candidat ne propose le même prix du mètre carré dans le logement social quel que soit l'implantation. Cela aurait pour effet un véritable brassage de la population et la fin de la ghettoïsation larvée. Ici rien de cela. le reste n'est que littérature "bien pensante".

- Treizième corpus  "Ensemble"paroles, paroles, rien sur la démocratie participative réelle sur la volonté d'associer les habitants pour leur permettre une prise réelle sur leur vie là où ils vivent. 
Ah si, un morceau d'anthologie, je cite "mettre à disposition des vélos triporteurs pour balader les personnes séniors ou à mobilité réduite", en régime UBER nous l'espérons !!! Sans rire.


Voilà, pas un mot, une proposition sur la vie dans les quartiers, quels qu'ils soient, le centre ville et les parcours bobos, cela pourrait être un torchon de LREM ou de SAMZUN, ou de LR voire du RN tant ça fleure bon la gentrification, l'appropriation de l'espace urbain au profit d'une bourgeoisie bien éphémère dans les temps futurs.


Samzun et cie 

Bien appuyé par la presse propagandiste locale, il suit son bonhomme de chemin. N'est-ce pas "Ouest Rance", qui sous l'anonymat d'un plumitif local, écrit " le maire assuré de sa réélection". C'est beau, on se demande pourquoi on va voter alors, le peuple n'est qu'une variable d'ajustement qui se doit d'être dressée. 

Nous étions aux cérémonies du 14 juillet. L'habitude veut qu'un discours ait lieu en cet occasion, discours prononcé sur la place publique. 

Cette année point de cela, le discours eu lieu après dans les jardins de la sous-préfecture en bonne compagnie.

Deux discours.

Le premier de Samzun , discours creux, insipide et négationniste en ce sens que pour notre édile local  nous ne célébrons pas en ce jour de fête nationale la prise de la Bastille en 1789, mais la fête de la Fédération de 1790 (date choisie en l'honneur de la prise de la Bastille néanmoins). Petit rappel d'histoire pour notre édile : "Elle a été instituée par la loi Raspail1 du , pour commémorer la prise de la Bastille du , symbole de la fin de la monarchie absolue3,4, ainsi que la Fête de la Fédération de 1790"

Rien d'anodin à cela, nous y reviendrons.

Deuxième discours celui du sous-préfet.

Alors là, c'était du martial, de la dictature sous-jacente, tout d'abord on ne sait pas si c'est la fête de fédération qu'on célèbre ou la prise de la bastille. Ensuite, on peut comprendre les revendications, parfois légitimes et audibles du peuple, mais en tout état de cause nous sommes un état de droit et force doit rester à la loi, et la loi ce sont les élus, qui le sont par une majorité (là on a pas eu d'explication sur ce qu'était réellement une majorité, un quart des citoyens est-ce que ça fait une majorité ?) pour faire ce qu'elle veut pendant le temps de son mandant. 

En y regardant de plus près nous comprenons pourquoi, contrairement à la tradition,  les discours n'ont pas eu la publicité habituelle. Tout d'abord cette volonté claire d'enlever le symbole de la prise de la bastille de la conscience collective pour justifier la dictature d'une minorité s'enveloppant d'atours bien médiocres d'une majorité illusoire, ensuite pour imposer l'idée que la force régalienne n'est pas un outil pour le peuple mais doit servir les gouvernants dans leurs vues, fussent-elles pour les intérêts d'une caste. On ne remet pas en question le système sinon on se retrouve être contre les lois. Il ne s'agit pas que de sémantique, mais d'un  réel virage dictatorial qui ne déplait à Samzun prêt à être en MARCHE pour sa réélection si elle a lieu.


PC-PS/LFI-NPA et consorts 

Le PC et le PS ont entamé des discussions, ils sont tellement à court de finance au PC ?

Il y a quelque chose de navrant à voir le PC continuer à fricoter avec le PS en tournant le dos à des valeurs.

Le PC a voté le budget de Samzun quand celui-ci prévoyait le non renouvellement de postes pour faire des économies.... Quand on sait que le privé coûte toujours plus cher, cherchez l'erreur.

Nous pourrions parler de l'attitude du PC lors du vote pour l'implantation de l'usine à Méan et de ce qui en découle maintenant (pour mémoire 48 voix pour sur 49), au nom de l'emploi. Faut-il des morts pour l'emploi qui finalement n'engraisse que les actionnaires ?

Nous pourrions parler de l'accompagnement plus que complice des emplois précaires à la mairie.

Pour la LFI, c'est plus complexe, il y a le discours et les faits, les prises de positions passées de certains de ses éléments qui pose un sérieux problèmes d'orientation politique réelle.
Personne, comme pour tous les autres dans l'accompagnement des quartiers et des collectifs qui se sont fait jours ces dernières années. Certes quelques passages à la maison du peuple mais pour quelques uns juste pour s'assurer que "les p'tits gars c'est des bons, nous on les tient, ils pensent comme nous".

Alternative citoyenne a pu constater lors des dernières municipales comment le PG, qui a encore une place non négligeable dans la LFI, a tout fait pour faire capoter une liste citoyenne. Il y avait une divergence fondamentale sur la participation citoyenne, là où nous voulions des maisons du peuple dans chaque quartier en autogestion par les habitants, le PG ne voulait que des maisons de quartier matinées de soutien psychologique sachant que chez ces gens là messieurs ça déraille dur probablement. De surcroit le hiatus c'était "mais si ils ne pensent pas comme nous". Comme si le débat ne servait à rien, comme si toutes les expériences de démocratie directe échouaient lamentablement. Ceci n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Nous voudrions croire à la sincérité, mais quand celle-ci ne s'exprime qu'au moment des élections on peut en douter;

Alternative ne sera pas de ces élections, nous serons juste là pour rappeler commbien il faut être honnête, sincère avec une vision réaliste de la ville et en incluant tout le monde, l'endroit où l'on vit est le fondement de notre construction sociale, et c’est à tort que Jean-Luc Mélenchon définit la commune comme lieu de base de la démocratie, le lieu de base c'est le quartier, l’ilot, le pâté de maisons, c’est là où les intérêts sont communs, cela peut aussi être l'entreprise, c’est tout ce qui s'articule sur notre vie. C'est aussi une dimension économique, énergétique, écologique, réellement solidaire et surtout inclusive dans tous les sens du terme.

C'est là aussi que peuvent s'affirmer de nouvelles constructions sociétales, de nouvelles formes de vie communes, ressourceries, échanges, recycleries, production et échanges énergétiques doux, commerces de proximité, transports, écoles, sécurité (ilotiers), maison du peuple, réappropriation des aménagements, santé, relocalisation des services publics....  Le tout permettant dans de plus grandes dimensions des mutualisations au lieu de concentrations qui pillent  les citoyens de tout pouvoir sur leur vie..

Cela nécessite plus de réflexion que des vulgaires intentions qui ne tombent que tous les six ans.
 


mardi 1 avril 2014

Et après !!!

Les élections passées, nous ne pouvons que déplorer l'absence d'une opposition citoyenne.
Il est vrai que ceux qui voulaient, à tout prix, et avec des méthodes plus que douteuses, s'accaparer les voix de feu "Label Gauche" en ont été pour leur frais.
Il ne suffit pas de se gausser d'une volonté citoyenne pour être crédible, encore faut-il être sur le terrain.
Il est d'ailleurs amusant de noter que nos "bourgeois citoyens" ont un avis féroce sur ce que doit être la question politique.
Un peu comme une recette de cuisine, il faut des ingrédients que l'on va chercher dans l'arrière cuisine et plus c'est rance mieux c'est.
Ce qu'il faut de prime d'abord, c'est une pensée unique, un refus du débat.
Ensuite un ou des boucs émissaires, et c’est une loi imprescriptible, que l'on jette à la vindicte du groupe avant que de ne la jeter en pâture à la face publique, car on est, dès lors que l'on est en désaccord avec le chef cuisinier, un dangereux ennemi intérieur, un casseur de fourneaux.
On fait mijoter à feu doux en restant bien dans son coin en mâchonnant et ruminant sur "l'enfer c'est les autres" avec un soupçon de paranoïa aiguë  pour pouvoir rester entre gens qui pensent absolument la même chose (l'absolu est la norme).
On se présente alors aux élections avec une pureté immaculée, sans oublier d'inviter des amis, adeptes eux aussi d'une vérité intérieure que rien ne doit venir troubler.
Fort de cet autisme politique, entre gens de bonne compagnie on se plait à penser qu'une adhésion massive à nos idées va venir submerger notre justesse idéologique.
Visionnaires nous sommes, le troupeau ne peut que suivre.

Si au lendemain du premier tour la recette n'a pas pris, il est inutile de la revoir, cela ne vient pas des ingrédients ou d'une quelconque erreur dans les cuisines, il ne peut s'agir que d'un épiphénomène extérieur, nous l'avons déjà clamé "l'enfer c'est les autres".
Alors, de nouveau comme une lancinante ritournelle, on cloue au pilori, ou voue aux gémonies, le fourbe, le traitre qu'on désigne immanquablement sous le vocable "ego surdimensionné", et même s'ils sont plusieurs on en prend qu'un, car pour nous un groupe c'est un chef qui pense et ses affidés.

Ainsi on peut dormir la conscience tranquille, content du travail effectué, fier d'avoir fait avancer la cause prolétarienne, d'avoir émancipé un peu les consciences, tel un père blanc dans des contrées lointaines où d'ailleurs on ne mettrait jamais les pieds, car "notre savoir est suffisant non ?".

Pour alternative citoyenne, point de cuisine, d'arrière cuisine, juste une envie d'être sur le terrain au quotidien, de construire patiemment, tranquillement en revendiquant le droit de ne pas être omniscient, de douter, d'écouter.

Les projets citoyens c'est ensemble que nous les construirons pas engoncés dans des certitudes.