vendredi 29 novembre 2013
mercredi 27 novembre 2013
Soutien à Madame Taubira
La garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Christiane Taubira, a subi ces dernières
semaines des attaques racistes venues de temps que l’on croyait révolus.
Jamais depuis de nombreuses années, nous n’avions assisté à un tel déchaînement
de haine raciste !
A Angers une enfant de 11 ans brandit son goûter en criant « elle est pour qui la banane ».
Les unes de « Minutes » participent de cette surenchère abjecte et agressive. Jean-Marie
Le Pen en rajoute selon son habitude.
Mais, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit. Les racistes et leurs organes de
presse doivent être sévèrement punis, leurs expressions interdites. Cette violence de
l’extrême droite souligne la responsabilité écrasante de tous ceux qui l’ont dédiabolisée.
Ce racisme vient de loin, des profondeurs du colonialisme, du « Ya bon banania », des
zoos humains des expositions universelles, du discours de Dakar sur l'homme africain
« qui n'est pas entré dans l'Histoire ».
Les insultes à l'égard de Christiane Taubira sont aussi des insultes à l'égard des millions
d’êtres humains dont les aïeux ont été réduits en esclavage, présentés comme des
sous-hommes au prétexte de leur couleur de peau.
Cette haine est alimentée par les politiques qui poursuivent une politique répressive à
l'égard des Roms, des exclus, des immigrés. La désignation de fait de boucs émissaires
sert de substitut commode en cette période de crise économique, écologique, sociale,
démocratique dont les plus pauvres sont les premières victimes.
A l'heure de la mondialisation libérale, à Saint- Nazaire comme dans toute l’Europe, les
attaques contre ces droits sociaux ne sont pas du fait des salariés étrangers surexploités.
L'arrêt de la régression des droits de tous passe par le respect, pour un même site d'un
même statut et d'un même salaire pour un même travail.
Cette haine, c'est celle qui s'en prend aux Juifs, aux Musulmans, aux Roms, aux Noirs,
celle qui désigne comme boucs-émissaires les populations les plus menacées. C'est celle
de la Shoah, des progroms, des ratonnades, des chasses aux « voleurs de poules », aux
immigrés.
C'est le racisme des insultes et des inscriptions contre les mosquées et les synagogues.
C'est l'islamophobie grandissante que subissent les musulmans. Les préjugés deviennent
encore plus violents lorsque l'immigré est différent par sa couleur de peau, sa culture, sa
religion. C'est aujourd'hui le plus souvent le « musulman » ou le Rom, cet autre, l'étranger
accusé de prendre notre travail ou de creuser le trou de la Sécu !
Lutter contre le racisme c'est lutter pour l'égalité des droits,
Il ne suffit pas de condamner paroles et actes racistes par la loi, de supprimer le mot
« race » du code pénal.
Les actes immédiatement nécessaires, nous les connaissons. Mais ils vont à l'encontre
des politiques gouvernementales passées de la droite et actuelles du Parti socialiste et de
ses alliés gouvernementaux, politique portée aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur,
Manuel Valls.
Pour que cela change, des mesures doivent être prises pour
. la fin des contrôles au faciès,
. la régularisation de tous les sans-papiers et le rétablissement de la carte de 10ans
comme l'avait fait le président Mitterrand à l'arrivée de la marche pour l'égalité et contre le
racisme il y a 30 ans,
. la fermeture de ces centres de la honte que sont les centres de rétention,
. le droit de vote pour les étrangers résidant en France comme François Hollande l'avait
promis,
. la fin des destructions de camps de Roms sans qu'une solution pour de meilleures
conditions de vie ne soit trouvée avec eux et la reconnaissance effective de leurs pleins
droits d'hommes, de femmes, d'enfants et de citoyens européens.
Nous sommes révoltés par la mort de milliers de migrants en méditerranée comme à
Lampedusa et Malte. Il faut une autre politique européenne de l'immigration qui passe par
la fermeture immédiate de l'agence européenne Frontex
Nous ne nous contenterons plus de discours sans lendemain. Nos gouvernants doivent
passer de la parole aux actes.
Samedi 30 novembre 2013,à 15 heures,
Marchons contre la racisme
Esplanade des Droits de l'Homme
Saint-Nazaire, à l'appel de la LDH et du MRAP.
jeudi 21 novembre 2013
A propos du conseil municipal du 22 novembre 2013
Conseil d’une municipalité en fin de course. En dame
patronnesse, elle fait un don aux victimes du typhon aux Philippines. Est-ce trop ou pas assez ?
Encore une fois on fait appel à la solidarité, quand pour les capitaux volatilisés
des banques on trouve des fonds de soutien ! Il y a comme toujours des régularisations de
comptes entre autre pour l’œuvre « HélYce », qui, si elle n’est pas
une mauvaise chose sur le principe, a laissé beaucoup à désirer au niveau de
ses dessertes. Bien sûr, il y a la redistribution des « terres » à
des officines chargées de les offrir aux promoteurs et bâtisseurs ! On
finalise l’acquisition des terrains de la zone Coulvé Québrais, une destruction
d’espaces verts, alors qu’en cherchant bien des friches auraient peut être pu
éviter ce massacre à la tronçonneuse. Qu’en pensent les élus verts ? Il y
a toujours une part d’inventaire du patrimoine, de bonne idées mais à voir ce qu’on a fait autour de notre
dolmen ! L’aide à la culture malheureusement tournée trop souvent vers une
certaine élite. On trouve aussi les constructions octroyées à une entreprise
qui revient souvent dans le paysage de la ville, un point positif, elle est locale !
Et bien entendu la « Base », il serait inconcevable d’avoir un
conseil municipal sans une délibération la concernant. Cette fois si, il s’agit
de sécurité, la base « tremble » peut être de peur, on va lui offrir
une vidéo surveillance, le coût de cette opération ? Qui va encaisser les
frais de fonctionnent ? Notre ami Vinci ?
Même si c’est un conseil municipal light, on y trouve
irrémédiablement les ingrédients d’une gestion socialo libérale, une pincée de
social, une poignée de libéral, cabinet d’expert, officines brumeuses,
commissions glauques, des gestionnaires professionnels choisissant les lignes
directrices, que les simples citoyens trop ignares ne peuvent à peine imaginer.
Il est à souhaiter que les électeurs au printemps prochain pourront faire en
sorte de changer cette façon de gouverner.
mardi 19 novembre 2013
Thierry Brulavoine et Eric Edom notre bilan d'élus
Ici et là nous entendons des
critiques sur notre travail au conseil municipal lorsque nous avons exercé nos
mandats.
Il nous est reproché une absence
de travail et, bien évidemment, d’efficacité pour les nazairiens.
Bien qu’élus avec près de 18% des
suffrages et en raison du mode de scrutin qui donne la prime à la liste arrivée
en tête, notre pouvoir d’action était relativement réduit.
Néanmoins par nos interventions,
notre pugnacité au débat nous avons réussi à faire bouger les lignes.
Que l’on en juge par notre
modeste bilan :
Les conseils
de quartier que la majorité a été bien obligé de reprendre dans son programme
entre les deux tours
Les conseils
de quartier encore qui par nos interventions ne sont pas restés des conseils
réservés aux seules personnalités choisies par la Mairie mais ouverts (pas
assez à notre avis) aux habitants.
Bataille,
remportée, pour que l’opposition participe au bureau municipal.
Critiques et
propositions pour les conseils de
quartier validées, a posteriori, par un audit (payé cher d’ailleurs).
Proposition d’un
institut public de la mer.
Obtention des
projets de délibérations dématérialisées (ce qui nous a permis un travail
collectif)
Compte rendu d’activité
après chaque conseil municipal
Dénonciation
du ruban bleu et de la destruction partielle de la Maison du Peuple.
Rotation de
nos mandats et par cela respect devant nos électeurs de nos engagements.
Dénonciation
de la charte associative auprès du préfet (sans notre intervention la charte
aurait été complètement appliquée avec des conséquences dramatiques sur la vie
démocratique des associations Nazairiennes).
Accompagnement
d’un collectif de citoyens et intervention en mairie pour le déplacement d’une
antenne de téléphonie mobile (déplacement effectif)
Propositions d’amendements
Mise en échec
d’un semi PPP pour un EPADH (CIIRMAD BOUYGUES)
Dénonciation
publique de la privatisation de services municipaux concernant l’entretien et
le gardiennage des locaux associatifs.
Echec à la
mise en place de stationnement payant à la cité sanitaire.
Proposition,
reprise aujourd’hui, de jardins partagés en pied d’immeuble HLM.
Nombreuses
interventions sur le Handicap et la ville.
Nombreuses
interventions pour une culture populaire et variée.
Vote des
délibérations chaque fois qu’elles allaient dans le bon sens.
Accompagnement
et intervention avec un collectif d’habitants afin de limiter les nuisances
liées aux travaux d’hélyce.
Création d’un
jardin pédagogique dans une école.
Seul élu à
intervenir publiquement en conseil municipal pour dénoncer le PPP de la cité
sanitaire.
Proposition,
non retenue par l’ensemble des élus de la majorité, d’une gratuité restreinte pour
les transports STRAN dans le cadre d’événements.
Propositions
sur le plan vélo, l’accessibilité logements et de la ville aux personnes à
mobilité réduite et aux handicapés, sur l’entretien (ou plutôt le non
entretien) du patrimoine municipal (notre bien commun), sur le PLU, l’urbanisme
et les zones commerciales, les parkings et les parkings relais, les modes de
déplacements dans la ville, la restauration scolaire etc….
Tout cela,
malgré les insultes, les coupures de micro, la censure (illégale) sciemment votée
par l’ensemble de la majorité municipale, sans compter avec tous ces votes
reniant les programmes des uns et des autres sur l’autel du libéralisme.
Thierry
Brulavoine et Eric Edom
Toutes nos
interventions en CM sont là
vendredi 15 novembre 2013
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